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Version complète : Exemple de débat inter-partis suisse
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bile666
Mes commentaires
Cette journée fait penser un peu à un Loft biggrin.gif mais le but est de montrer comment les politiciens discutent entre eux en commission. Ici il ne s'agit que d'une simulation, mais le principe est le même. En Suisse, les différents partis politique doivent discuter ensemble en commission (à huis clos) et font ainsi des propositions de lois qui seront ensuite présentées aux chambres. Cela nous permet d'arriver avec des solutions de compromis qui satisfont une large partie du peuple. Ces commissions n'intègrent pas de membre du gouvernement ni le président de la Confédération, qui d'ailleurs qu'un rôle symbolique.

Vous ne trouverez pas de grand show à la française lors de ces commissions, le travail commun est le point clé de ces commissions. De part, son côté à huis clos (sauf ici pour la démonstration) les partis peuvent se permettre de lâcher du lest afin d'arriver à trouver un compromis, personne ne détient la voie unique de la réussite et chacun peut amener des éléments au projet final, qu'il soit dans un parti faiblement représenté ou pas.

Pour plus d'info ca se passe ici, vous pouvez voir en live via webcam le déroulement de cette journée :
http://geniesuisse.rsr.ch/

A propos
Un thème politique, cinq parlementaires, une journée, un espace de 40 mètres carrés et une solution à trouver. Tels sont les ingrédients du laboratoire politique de la Radio Suisse Romande. Une autre façon de mettre en lumière les mécanismes subtils qui permettent aux différentes forces politiques de trouver des réponses aux sujets préoccupant la population suisse.

Cinq politiciens se réunissent ainsi dans des locaux spécialement aménagés à la Radio Suisse Romande à Lausanne. Dans ce laboratoire politique, ils ont la journée, entre 8h et 17h, pour dégager des solutions sur un thème donné et connu à l’avance. Que ces solutions soient consensuelles ou majoritaires.

Pas de journaliste animateur dans la salle pour conduire leurs discussions… L’idée se rapproche plus d’un travail de commission où les participants cherchent à tisser des compromis. Ces politiciens s’organisent entre eux. Assument à tour de rôle la présidence pour structurer les discussions et faire avancer le débat. Ils désignent un rapporteur qui présentera leur modèle le soir dans l’émission
« Forums » sur RSR La 1ère. Périodiquement, ces politiques se rendent aussi dans l’isoloir pour témoigner de leur état d’esprit.


Thème de cette première journée
INTEGRATION DES ETRANGERS
L’intégration des étrangers au cœur de l’actualité. Plusieurs faits divers tragiques mettant en cause des étrangers ont ébranlé la Suisse dernièrement. A chaque fois, les mêmes questions : Faut-il promulguer des naturalisations à l’essai ? Renvoyer les délinquants dans leur pays d’origine ? Et plus généralement, doit-on contraindre les étrangers à s’intégrer ? Imposer des cours de langue ? Cinq politiciens réunis durant 9 heures dans 40 m2 doivent trouver La solution.


Pour la petite info, un des membres de cette comission est un ami d'école ;-)
Forest Ent
Il me semble que nous avons la même chose. Les assemblées constituent des commissions qui élaguent les sujets avant qu'ils ne soient présentés. Par exemple, les sujets culturels sont discutés par les "commissions des affaires culturelles". Ainsi, la DADVSI votée par l'assemblée a été élaguée par la CAC du Sénat, qui a retiré les principales exigences d'interopérabilité.

A la CdAC du Sénat, on trouve MM Thiollière (UMP) et Collomb (PS), maires de Saint-Etienne et Lyon, deux villes qui ont signé ensuite des "partenariats" avec Microsoft.

http://forestent.free.fr/microsoft.html
bile666
Et ben bel exemple d'une transposition d'un choix du peuple dans les propositions de loi.

Mais sur le fond, à quoi bon discuter en commission si par la suite aucune discussion n'est possible à l'assemblée nationale.
Forest Ent
CITATION(bile666 @ lundi 30 avril 2007 à 11:47) *
à quoi bon discuter en commission si par la suite aucune discussion n'est possible à l'assemblée nationale.
A éviter un débat public. C'est l'ambigüité de ta news. Si ces commissions ne sont pas publiques, ça existe déjà un peu partout : ça s'appelle des "caféterias". Si elles sont publiques, il s'agit alors de "communication", avec tout ce que ça implique de faux-semblants.
bile666
Non du tout, car dans une démocratie non gouvernée par une majorité, les autres parties prenantes à la commission n'ont pas l'obligation de garder le secret sur les propos tenus en commission. D'auter part, aucun commission n'est composée que des 2 principales forces.

Elles ne peuvent pas non plus faire tout ce quelles désirent et après n'oublions pas que les décisions des commissions sont discutées en chambre et là encore, pas de majortié donc discussion. Et pour finir, reste tjs le référendum comme moyen de se faier entendre.

Un maximum de garantie pour éviter les petites magouilles.
Forest Ent
C'est clair. Là où notre système législatif pèche le plus, c'est sur l'initiative des lois. Le "projet de loi d'initiative populaire" nous ferait un bien fou.
bile666
Ouai en effet.

Comme je l'ai dit, non sans humour, sur Ratiatum :

Voter Ségolène revient à voter pour soi-même wink.gif

Maintenant, si vous vous trouvez incompétent, votez Sarkozy mdr.gif, mais ce n'est pas une obligation ;-)

En fait, bénéficier de droits supplémentaires au niveau du peuple, redonnerez aussi plus de pouvoir aux régions et aux communes.
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