-----Message d'origine-----
De : Agence France Presse
Date : mardi 4 juillet 2000 17:42
Objet : Le prisonnier dévisse sa jambe et part au pub
LONDRES, 4 juil, (AFP) - Un prisonnier en liberté conditionnelle a pu tromper la surveillance des autorités judiciaires après qu'on lui eut fixé un bracelet électronique à sa jambe qui n'était... qu'une prothèse amovible, a-t-on appris auprès du Home Office.
Le bracelet électronique est un système de substitution à l'emprisonnement consistant en un appareil fixé à la cheville du "prisonnier", qui envoie un signal régulier à un dispositif branché à son téléphone, l'obligeant à rester chez lui sous peine de voir sa libération conditionnelle annulée.
Un tel bracelet avait été fixé le 12 juin dernier par une société privée à la cheville de ce qui s'est révélé être la jambe artificielle de Tony Higgins, un homme de 38 ans détenu dans l'ouest de l'Angleterre, a indiqué mardi à l'AFP le Home Office.
Le condamné, en principe soumis à un couvre-feu sous contrôle électronique, enlevait sa prothèse, --et en même temps son émetteur-- pour aller au pub local, selon ses révélations rapportées mardi par la presse.
La supercherie a été découverte par hasard: le téléphone de Tony Higgins étant en dérangement, l'équipe qui s'est rendue à son domicile a constaté son absence.
On lui a alors fixé un autre bracelet électronique, cette fois-ci sur sa jambe valide. Les personnes chargées de poser le bracelet électronique du prisonnier vont faire l'objet de poursuites disciplinaires.
"Nous avons fait une faute. Elle a été rectifiée", a confirmé à l'AFP un responsable de la société privée chargée des "marquages".
Le marquage électronique est utilisé par les autorités judiciaires britanniques depuis 1989, cette méthode étant jugée plus économique qu'une détention normale.